mercredi 14 mai 2008

L'histoire d'un aller et d'un retour

Quand on part quelque part, où que ce soit, et en particulier assez loin, les voyages en eux-mêmes présentent toujours quelque chose de "différent". Et surtout quand on part et revient seul.
A l'aller on est plein d'enthousiasme, plein d'imagination sur les activités qu'on va faire, on a hâte de revoir son pote ou sa copine, on se dit que c'est de la balle de faire une pause à Paris pendant le voyage pour voir un autre pote. En 2 mots, on est excité et heureux.

[...]Vacances effectives, je ne m'étendrai pas la dessus, ce n'est pas le but du post[...]

Et puis commence le chemin du retour. Etonnamment, ce chemin ne démarre pas le jour où on s'en va, mais quelques jours avant. Forcément, on y pense. On a envie de rester hors du temps encore un moment de plus, on est triste de partir. Heureusement, on n'y pense pas tout le temps, mais simplement par instants, notre regard se perd alors dans le vide et on se dit que ça fait bien chier de rentrer, quand même.
Et l'instant d'après, on repart dans un n-ième délire sans queue ni tête.

Arrive enfin le vrai voyage du retour : tristesse des séparations, on ne se retourne pas en partant pour montrer une nouvelle fois qu'on était content d'être la ou je ne sais quoi. Tout a été dit avant, alors à quoi bon ? Et puis il n'y a pas besoin de parler dans ces moments-la, en tous cas pas quand on quitte quelqu'un de proche, simplement on se comprend...
Evidemment, si vous quittez votre dentiste, c'est pas la même, me faites pas dire ce que je n'ai pas dit.

Le retour, quand il est particulièrement long, est particulièrement désagréable aussi. Personne à qui parler, juste notre cerveau qui bouillonne et qui ne sait plus trop où il en est. C'est assez difficile à exprimer en fait. Il y a une partie qui dit que c'était de la balle et qu'on avait pas envie de partir. Une autre, celle qui doit contenir toutes nos vieilles habitudes, qui nous dit que ça va être sympa de retrouver notre propre univers. Mais le mélange n'est pas gai, et s'apparente plus à de la désillusion. Le pire c'est encore quand on n'est qu'à quelques minutes de retrouver son chez soi. La on marche lentement, et on profite des derniers moments hors du temps pour repenser au séjour, avant de reprendre une vie normale...

Quelqu'un qui touche souvent juste avec moi m'a dit en revenant : "Don't be sad because it's over, be happy because it happened". Et ma foi, c'est vrai... Mais que c'est difficile d'en être vraiment convaincu.

1 commentaires:

Oz' a dit…

Je te laisse imaginer ce qu'on peut ressentir après un voyage de plusieurs années...

Sinon, c'est très juste.